RestaurantsSpécialités Culinaire à Porto

La Francesinha de Porto

Si le premier plat est déjà copieux, la Francesinha de Porto ne va pas alléger la situation :-). Attention attention, les calories sont de la partie. Pas d´affolement, les vacances sont les vacances, les régimes seront pour le retour, hihi…

La Francesinha de Porto, toute une histoire, partie d´une simple idée et devenue aujourd´hui l´incontournable de Porto.

Pour la partie historique, on dit que l´idée de la recette vient d´un certain Daniel Davil da Silva. Ce dernier est portugais, et comme beaucoup d´autres, part pour une vie meilleur sur les routes de l´ immigration. La France le reçoit et y travaille un certain temps. Mais il est nostalgique du pays, comme beaucoup d´autres aussi, et il revient à Porto. Mais l´histoire rajoute qu´il est restaurateur de formation. Ces yeux n´ont cesser de d´observer les nouveaux mets qu´il découvrait en France.

Il retrouve du travail a Porto, au restaurant « Regaleira », qui n´existe plus de nos jours. Daniel David da Silva a alors un flash, une idée, une révélation presque divine… celle de revisiter le croc-monsieur. Mais attention, version portugaise, c´est à dire copieux, généreux comme le sont les portugais. C´est un beau plat car il symbolise la générosité des habitants de Porto.

Que trouve-t-on alors dans ce plat ? Entre deux tranches de pain de mie, il y a généralement un steak, du jambon, du fromage, de la saucisse et de la mortadelle. Le tout est recouvert de feuille de fromage. Il baigne ensuite dans un jus épicé. Ce dernier est l´âme de la Francesinha de Porto. Chacun possède sa recette et son secret, le plus souvent bien gardé dans un coffre… Des frites couronneront le plat bien entendu, sans oublie un œuf en guide chapeau.

Bref, après manger une bonne Francesinha, autant vous dire que le problème de la faim sera mit de côté pour un moment. Mais curieux est le nom désignant une petite française. De petite elle n´a rien ! Mais peut-être de son créateur a rencontré des petites françaises belles dans leurs rondeurs, bien en chaire. Un belle hommage si tel est le cas !

Ce plat a eu un tel succès qu´il est a été copier des centaines de fois. Difficile de nos jours de trouver un restaurant qui n´en propose pas une. Il y a même une fois par an le festival de la Francesinha accompagné du concours de la meilleur.

Les tripes à la mode de Porto et la Francesinha sont les deux plats ex-libris de la ville, natifs de Porto et donc caractérisant les deux symboles culinaire de la ville. Cela reste curieux que les plats de Porto ne soient pas à base de poissons. Mais finalement, après comprendre les raisons d´être, ils deviennent une évidence !

Par expérience, l´idée de « réussir » à manger une Francesinha entière semble souvent être un exploit. Il donne pas toujours envie. Mais rassurez vous, il y a souvent la possibilité d´apprécier qu´une moitié. C´est le cas par exemple du restaurant d´un ami, Trigos de Cantos. Ici le patron Paulo parle pas mal français et est producteur de vin ! Je l´apprécie aussi beaucoup à Tempêro d´Maria, top.

Pour être un ami, je mentionne aussi le Catitas. Paulo (encore un) a il eu l´idée de proposer la mini Francesinha. Elle est génial car elle a tout d´une grande à taille raisonnable. Et cerise sur le gâteau, elle est à déguster debout…si si. Voyez la photo qui suit. Son restaurant ne se situe pas au centre historique mais c´est surtout un avantage pour découvre d´autres coins de la ville que seul les autochtones parcours.

Les restaurants références sont souvent les plus nommés et à juste tire, comme le Brasão, le Santiago, entres autres.

Il ne manque plus que vous et vos appétits pour dévorer Porto tendrement !

Ricardo